L’art de la discrétion (thèse)

Quentin Jouret / L’art de la discrétion

L’art de la discrétion. L’infranuance et le petit usage  / Thèse d’arts plastiques (Université Jean Jaurés)

21×25 cm / 590 p. / 100 ex. /isbn : 979-10-95703-15-0

40 euros + 7 euros (frais de port)

 

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De même que Maurice Blanchot observait que le quotidien, « c’est ce qu’il y a de plus difficile à découvrir », Quentin Jouret constate qu’il ne cesse de changer d’apparence et échappe à notre désir de maîtrise. Le problème n’est dès lors pas tant de définir le quotidien, mais plutôt de voir comment « la discrétion serait la manière dont le quotidien change imperceptiblement ». De façon plus pratique, la discrétion devient un moyen d’apprendre à mieux voir le monde qui nous entoure, à en saisir les modulations infimes. Pour le dessinateur comme pour le photographe, il s’agira d’être attentif aux occasions qui se présentent, l’espace d’un bref instant. Tout comme Roland Barthes ambitionnait, autour du terme de « diaphrologie », de construire une science des nuances, Quentin Jouret appelle tour à tour les notions de neutre chez Roland Barthes, de dettaglio chez Daniel Arasse, de fadeur chez François Julien, d’inframince chez Marcel Duchamp ou encore d’infraordinaire chez Georges Pérec.

Le mémoire consiste en un volume de 590 pages, impression recto verso, dont la particularité est d’intercaler entre chaque page un feuillet moins large, non folioté, réservé à la reproduction des images de l’auteur et dans une moindre mesure celles des oeuvres des artistes cités en référence. Ce travail entend mettre en avant le primat de l’expérience artistique dans la recherche en arts plastiques.